Projets soutenus par le Fonds Innovation et Développement


Département de la création 3D et du design numérique - NAD-UQAC
Dave Hawey
Cette demande faite à la FUQAC vise à soutenir le projet (2025-26) intitulé « Le développement de jeu vidéo sérieux au profit de la diffusion des résultats de recherche scientifique ». Ce projet s’inscrit comme phase initiale d’un programme de recherche plus large qui consistera à étudier plusieurs cas québécois (2025-2028). Un premier cas identifié sera étudié au cours de 2025 en collaboration avec l’OBNL du Village patrimonial et historique de Val-Jalbert et le LHASO1. Alors que l’offre touristique du Village s’appuie hautement sur les résultats des recherches historiques et archéologiques réalisées sur place, l’OBNL du Village souhaite attirer les visiteurs sur place et intéresser mieux aux résultats. Le volet A « prototypage » du projet visera à explorer et prototyper un jeu vidéo en ligne offrant une expérience avant-visite au Village. Parallèlement, le volet B visera à faire la revue exhaustive des connaissances (littérature scientifique/projets connexes) et à y dégager des pistes et questions pertinentes. Le budget demandé (10 000 $) vise à offrir 4 bourses étudiantes de 2 500 $ à deux étudiant.e.s de 2e cycle qui assisteront à la réalisation de cette revue et à la rédaction d’un article. Les résultats obtenus de la revue et du prototypage serviront à déposer une demande de financement plus importante en janvier 2026 au CRSH, afin de poursuivre le programme de recherche.
Département des sciences appliquées
Gelareh Momen
Le domaine des matériaux innovants génère un grand potentiel d’opportunités, à la fois pour la recherche et pour la formation de spécialistes aux cycles supérieurs. Pour positionner l’UQAC à la mesure de son leadership scientifique, la réorganisation et l’optimisation de l’infrastructure mise à la disposition des professeurs-chercheurs était prioritaire afin de soutenir le grand potentiel d’innovation que peuvent encore générer les matériaux innovants pour la société.
Derek Harvey
Le projet s'inscrit dans une démarche de recherche appliquée visant à répondre aux besoins industriels spécifiques de deux partenaires principaux de l'industrie aéronautique. Les recherches du projet portent sur plusieurs axes complémentaires :
- L’amélioration des capacités de modélisation numérique de l’accrétion de glace sur les rotors, en tenant compte de la complexité géométrique des pales, notamment celles des ventilateurs de moteurs à turboréacteur à double flux.
- L’avancement des modèles d’arrachement de glace, dans le but de prédire les charges de débalancement induites par un arrachement asymétrique ;
- La réalisation conjointe de travaux expérimentaux et numériques, afin de valider et d’affiner les modèles développés ;
- L’optimisation des systèmes de protection contre le givrage.
Ces recherches visent à améliorer la compréhension des phénomènes physiques liés au givrage dans des configurations complexes et à soutenir le développement de solutions concrètes pour l’industrie aéronautique. Afin de structurer les efforts de manière ciblée, le projet est articulé autour des objectifs suivants :
Objectif 1 – Développement d'un environnement de test à grande échelle pour les systèmes de protection contre le givrage des rotors d'hélicoptères
Objectif 2 – Développement d'un banc d'essai pour les ventilateurs d'avion dans la soufflerie givrante
Objectif 3 – Développement de nouvelles corrélations pour la résistance adhésive et cohésive de la glace
Imene Trigui
METABLUE est un projet qui vise à développer un système de détection automatisé pour réduire le risque de collision entre les baleines et les navires
en combinant des technologies émergentes avec les études disponibles sur les BNANs. Le projet réunira plusieurs collaborateurs inter et intra
institutionnels, avec pour objectifs de :
i. Créer une solution innovante, permettant d’augmenter la couverture spatiale et temporelle de la détection des baleines noires de
manière plus efficace et économique que les méthodes actuelles,
ii. Protéger les BNANs en réduisant les collisions avec les navires
iii. Optimiser les conditions de navigation sécuritaire exigées par les réglementations actuelles et futures.
Jean-Denis Brassard
Le Laboratoire International des Matériaux Antigivre (LIMA) entreprend actuellement la conception et la mise en oeuvre d’un bassin expérimental de génération de frasil, visant à évaluer et à adapter des systèmes d’inspection sous-marine, notamment des ROV (Remotely Operated Vehicles), dans des conditions hivernales représentatives du fleuve Saint-Laurent. Ce bassin artificiel reproduira fidèlement les conditions environnementales typiques du fleuve en hiver, incluant la présence de banquise, de courants sous-glaciaires et de frasil, dans le but de :
Permettre l’adaptation technologique de ROV pour évoluer efficacement sous la glace dans un environnement fluviomaritime nordique complexe ;
Réaliser des missions environnementales critiques telles que l’inspection d’infrastructures, la détection de pollution, ou encore la collecte de données écologiques ;
Offrir un environnement d’entraînement spécialisé pour la formation des opérateurs de drones sous-marins en conditions sévères.
Objectifs spécifiques du projet :
1. Conception et instrumentation du bassin expérimental
2. Immersion et qualification de ROV dans un environnement contrôlé
3. Simulation d’inspections portuaires et de coques de navires
4. Mise en oeuvre de scénarios de pollution et de stratégies d’intervention
5. Développement d’un programme de formation spécialisé pour opérateurs de ROV en climat nordique
Reza Jafari
Ce projet propose une approche globale et interdisciplinaire de la valorisation des matériaux résiduels, dans le cadre d’une stratégie de décarbonation alignée sur les objectifs climatiques de la province de Québec. La valorisation des résidus issus de la production d’aluminium (RPA), principalement les résidus de bauxite (RB) et les sous-produits carbonés (SPC) dans les infrastructures routières et la construction, incluant les chaussées souples et rigides ainsi que leurs différentes couches structurales. Cela comprend également le développement de techniques de construction visant à améliorer la faisabilité de ces matériaux et à optimiser leurs performances. Un laboratoire spécialisé est mis en place à l’UQAC et sera équipé afin de :
Permettre le développement de cours en ingénierie des chaussées et des matériaux pour les infrastructures de transport, de l’apprentissage pratique sur le terrain et de programmes de formation aux cycles supérieurs, des domaines actuellement peu représentés à l’UQAC.
Fournir les infrastructures essentielles à la réalisation d’essais avancés sur les matériaux de construction et de simulations dans les conditions climatiques extrêmes du Québec.
Servir de plateforme pour la collaboration régionale, nationale et internationale avec les industries, les organismes gouvernementaux et les institutions de recherche.
Département des sciences fondamentales
André Pichette
Les résidus forestiers au Saguenay-Lac-St-Jean (SLSJ) sont abondants, cependant leur utilisation se limite principalement à la production d’énergie et pour l’amendement de sol. Pourtant, ces résidus représentent une source incomparable de bioproduits utiles dans divers secteurs d’activité tels que la cosmétique, les grandes cultures, la nutrition, etc. D’autre part, la région est reconnue pour la production de petits fruits boréaux à grande échelle. Bien que ces matières premières soient recherchées directement pour l’alimentation, il est clair que la mise au point de bioproduits dérivés de ces ressources (ou à partir de résidus de production) représente une opportunité de développement de nouveaux marchés et de diversification du panier de produits de ce secteur.
Le présent projet vise à tirer profit de l’abondance de ces ressources, de la technologie d’extraction enzymatique verte (technologie Biolie) exclusive au Centre de transformation et valorisation de bioproduits (CTVB) et de l’expertise de l’UQAC pour mettre au point des bioproduits à haute valeur ajoutée. Nous pouvons aussi compter sur la collaboration de l’industrie forestière et agroalimentaire présentes dans la région pour mener à bien nos recherches.
Catherine Laprise
Ce projet pose l’hypothèse que l’analyse des variants génétiques, des métabolites, et de la diversité microbienne en lien avec certains facteurs modulateurs chez des enfants allergiques avant et après l’ITO, ainsi que chez leurs frères et soeurs non allergiques, devrait permettre l’identification de facteurs de risque de l’AA et de biomarqueurs de réponse à l’ITO, contribuant à l’amélioration des soins.
Hypothèses
1.
Des facteurs de risque génomiques, métabolomiques et microbiens, associés à certains facteurs modulateurs, sont liés à l’AA. Leur identification permettra d’améliorer la prédiction du risque, facilitant une prise en charge précoce et efficace par le système de santé des enfants à haut risque de développer de l’AA, tout en aidant au développement de nouvelles thérapies.
2.
Les profils génomiques, métabolomiques et microbiens, combinés à certains facteurs modulateurs, sont associés à une meilleure réussite de l’ITO (allant de la désensibilisation clinique à la RCC). L’identification de biomarqueurs permettra de développer un outil prédictif pour identifier les enfants ayant plus de chances d’obtenir un pronostic d’ITO positif.
Catherine Laprise
Le concept de santé durable se définit simplement par un esprit sain dans un corps sain, dans un milieu de vie et un environnement sains, sur une planète en santé. Bien que cette notion soit de plus en plus véhiculée, elle a encore besoin d’être expliquée et diffusée afin que les citoyen(ne)s et les communautés puissent se l’approprier. Ainsi, l’objectif général de la Chaire de recherche en santé durable du Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS) est de coordonner la recherche intersectorielle en santé durable au Québec.
Ses objectifs spécifiques sont les suivants :
1- Mettre les citoyen(ne)s et les communautés au cœur de tous les construits et activités de la chaire;
2- Répondre aux enjeux complexes de santé par l’application de la démarche intersectorielle guidée par une vision holistique;
3- Assurer un développement cohésif de la recherche en santé durable sur tout le territoire québécois;
4- Contribuer au développement d’écosystèmes apprenants inclusifs et bienveillants en santé durable au Québec;
5- Contribuer à la refondation du système de santé et de services sociaux en y incorporant des approches de prévention et de promotion de la santé ciblant les saines habitudes de vie dans l’offre de services de santé de proximité.
La Chaire de recherche en santé durable du FRQS ambitionne d’être un nouvel instrument de transformation pour bâtir un nouveau modèle de société apprenante, inclusive, bienveillante et axée sur la santé durable.
Hélène Vézina et Simon Girard
Développer un module de mise en oeuvre de l’application de travail collaboratif au Saguenay-Lac-Saint-Jean et jeter les bases pour la formation d’une communauté de citoyen.ne.s collaborateur.trice.s. La formation de cette communauté est fondamentale pour l’atteinte des objectifs du projet CopaQ et nous croyons que le démarrage de la mobilisation et du recrutement dans notre région nous donnera des bases solides pour faire de CopaQ, à terme, un réel projet de science participative déployé sur l’ensemble du Québec. Il nous a aussi semblé que cette base se trouvait tout naturellement au sein de la population régionale dont les ancêtres et les familles sont à l’origine de la création du fichier BALSAC.
Le projet s’articule autour de trois axes principaux:
1) la mise en oeuvre à l’échelle régionale de la plateforme numérique de travail collaboratif;
2) la formation d’une communauté de citoyen.ne.s intéressés à participer à cette plateforme;
3) le développement de trousses pédagogiques pour les enseignant.e.s et les étudiant.e.s.
Département des sciences humaines et sociales
Christiane Bergeron-Leclerc
La station ILUMIN est un espace innovant dédié au bien-être, conçu pour offrir un moment de détente, de ressourcement et de régulation émotionnelle, notamment en période de stress ou de surcharge mentale. Déployée à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), elle a un fort potentiel en tant qu’outil de prévention et de soutien en santé mentale. Le projet proposé s’appui sur trois enjeux : 1) la volonté de pérenniser cet espace, 2) d’en améliorer l’accessibilité et 3) d’imaginer un déploiement à plus large échelle, notamment une station ILUMIN-2 à l’UQAC. Le projet ILUMIN représente bien plus qu’un simple espace de détente : il incarne une réponse concrète, inclusive et innovante aux défis majeurs de santé mentale que rencontrent les collectivités d’aujourd’hui. En particulier dans les milieux académiques et institutionnels, où les pressions psychologiques sont constantes, la station ILUMIN agit comme un levier de prévention, de soutien et de transformation sociale. En pérennisant cette infrastructure à l’UQAC, en en améliorant l’accessibilité et en planifiant son déploiement à plus grande échelle, le projet contribue directement au mieux-être collectif. ILUMIN s’arrime donc avec plusieurs plans institutionnels à savoir : le développement durable, la santé mentale, de même que l’équité, la diversité et l’inclusion. Il favorise une culture organisationnelle bienveillante, soutient la rétention et la réussite des étudiant·es, améliore la qualité de vie au travail pour le personnel, et agit de manière proactive sur les déterminants sociaux de la santé. En offrant des interventions non stigmatisantes, personnalisées et accessibles, ILUMIN répond aux besoins d’une diversité de publics. En somme, ILUMIN contribue : a) au renforcement de la culture du bien-être au sein de l’UQAC et b) à l’augmentation de l’utilisation de la station par des publics variés.
Marie Fall
Les stages en coopération internationale se font dans le cadre de deux cours : 4COP580 - Projet ou stage en coopération internationale (6 crédits) et 4COP333 - Stage en coopération internationale (3 crédits). Les cours consistent en l’élaboration, l’organisation et la réalisation d’un projet ou d’un stage en coopération internationale et doivent se faire avec un organisme de coopération internationale au Canada ou à l'étranger. Les stages sont des expériences valorisantes de coopération internationale. Ils sont d’une durée de 35 à 40 jours (3 crédits) et 65à 69 jours (6 crédits).
Des rencontres protocolaires, des échanges universitaires, des activités culturelles et des visites de sites historiques sont offertes aux stagiaires.
Les apports des stages se déclinent de multiples façons : ils touchent bien sûr les étudiant.es en coopération internationale, mais aussi les populations étudiantes d’autres secteurs disciplinaires à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC); ils confèrent au programme de coopération internationale une touche distinctive remarquable; de façon plus large, ils intensifient le rayonnement de l’UQAC dans son milieu régional et au-delà, à l’international. Les étudiant.es développent des compétences interculturelles importantes pour le vivre-ensemble.
Mais au-delà de ces compétences, ils.elles reviennent au pays avec une perspective renouvelée de la société. Ils.elles deviennent des citoyen.ne.s plus conscient.es et mieux outillé.es pour appréhender les défis propres à leurs collectivités.
Les stages sont innovants dans la mesure où les participant.es collaborent ensemble dans toutes les phases du projet : de la sélection à la réalisation des mandats en passant par la campagne de financement et les formations pré-départ.
L’autre innovation est liée au fait que plusieurs programmes de l’UQAC sont impliqués dans les stages en coopération internationale ; favorisant ainsi l’inter, la trans et la pluridisciplinarité. Des ponts sont ainsi établis entre les différents programmes.
Ève Pouliot
La Chaire VISAJ par son caractère interordre est encore unique au Québec. Nous souhaitons donc la consolider pour qu'elle soit plus agile et dynamique, pour soutenir ses activités et assurer sa durabilité, tout en lui permettant d'utiliser des méthodologies innovantes utilisant notamment l'innovation ouverte, mais aussi l'intelligence artificielle pour valoriser les données.
Geneviève Nootens
La décision de mettre sur pied un Observatoire comporte plusieurs avantages. Un Observatoire se veut généralement directement interpellé et partie prenante des débats de société, notamment par l’ouverture à différents partenaires: institutions universitaires, certes, mais aussi ministères, organismes associatifs, OSBL, notamment. Il s’agit de soutenir un effort de réflexion et un dialogue qui se nourrit à la fois de l’expertise développée par les partenaires dans leurs domaines respectifs et de leurs besoins. Un Observatoire doit également agir comme une interface entre la recherche et le public, notamment pour conscientiser et mieux informer la prise de décision. Finalement, un Observatoire est également destiné à avoir une certaine pérennité qui ne dépende pas (en tout cas, pas uniquement) des cycles de subvention classiques.
L’Observatoire atteindra ses objectifs de la manière suivante :
1. La veille médiatique, unique à l’Observatoire, permettant de mettre en relief les controverses, de les analyser et d’étudier leurs impacts sociaux. La veille est structurée et assurée en collaboration avec l’Observatoire de la circulation de l’information (Sylvain Rocheleau) et le Bureau des initiatives numériques (UQAM et Université de Sherbrooke). Il s’agit d’une initiative majeure, qui mobilise une expertise pointue et un effort important, permettant de trier et traiter des métadonnées pour proposer un matériel utilisable par les chercheur.euse.s.
2. La mise en réseau des ressources, des expertises et des besoins permettra de mettre en dialogue les connaissances des chercheur.euse.s, l’expertise et les besoins des milieux de pratique, et les réflexions sur les politiques publiques. Cette mise en réseau a déjà débuté, notamment avec le Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information, ainsi qu'avec le Cégep de Jonquière (ATM).
3. La diffusion et le transfert des connaissances de différentes manières : dans les médias (interventions des chercheur.euse.s), sur le site web de l’Observatoire (capsules, billets), sur les réseaux sociaux, par la production de rapports et de synthèses, et par l’aide à la publication.
4. La structuration d’un environnement dynamique d’intégration et de formation pour les étudiants gradués. L’Observatoire entend offrir des bourses d’excellence aux étudiants de cycles supérieurs et à leur permettre de travailler avec les chercheur.euse.s dans un environnement consacré aux enjeux de liberté d’expression. Il entend aussi soutenir l’embauche d’étudiants comme assistants de recherche pour appuyer les différents projets.
5. L’organisation de différents types d’activités : symposium, colloques, ateliers, forums, concours étudiants (universités, cégeps), notamment.
6. En étant partenaire de différents projets spéciaux montés par les chercheur.euse.s membres
7. L’ appui à la demande de subventions et la veille des occasions de financement touchant les différents enjeux et domaines (par exemple, le Programme de contributions en matière de citoyenneté numérique de Patrimoine Canada).
8. L’invitation faite aux partenaires de la société civile à participer de manière pro-active aux activités de l’Observatoire et à contribuer à la réflexion sur ses orientations.
Département des sciences de la santé
Jérémie Beaudin
Le projet vise à optimiser et développer de manière systémique l’offre de formation en santé numérique dans les programmes de baccalauréat en sciences infirmières de l’UQAC. Il repose sur une approche en cinq volets progressifs réalisés sur une période de 2 ans (2025 à 2027) :
1. Recension des besoins et meilleures pratiques : par des questionnaires auprès des enseignants et étudiants, et une revue de la littérature sur les approches exemplaires (cadres de compétence, normes, lois, technologies).
2. Analyse de la formation actuelle : cartographie des cours, des stages et des outils déjà utilisés en lien avec la santé numérique, ainsi que les milieux propices à son application.
3. Élaboration d’un plan pédagogique intégré : création d’un parcours d’apprentissage progressif adapté aux réalités cliniques, en adéquation avec le référentiel de compétence, les approches exemplaires et les pratiques actuelles.
4. Mise en place d’un environnement numérique d’apprentissage et piloter son implantation: intégration d’un dossier médical électronique (DME, tel que Medesync) dans les laboratoires en sciences infirmières, création d’un bassin patients fictifs, scénarios de simulation interactifs, et un répertoire d’outils numériques intégrés à Moodle.
5. Implantation et accompagnement : soutien aux enseignants dans l’appropriation des outils, validation des activités, intégration progressive dans les cours et stages de l’environnement numérique d’apprentissage.
Patricia Blackburn
L’objectif principal de ce projet est d’évaluer la faisabilité et l’impact de l’intégration d’un service de kinésiologie, incluant des méthodes d’entraînement novatrices, au sein d’une équipe interdisciplinaire travaillant en prise en charge de l’obésité sévère et pédiatrique. Les participants de ce projet seront des personnes vivant avec une obésité sévère, actuellement suivies à la Clinique de chirurgie bariatrique, soit en attente d’une chirurgie bariatrique, soit l’ayant déjà reçue. Nous inclurons également des enfants et des adolescents en situation d’obésité, suivis à la Clinique 180. Les participants du groupe intervention issus de ces deux cliniques seront référés en kinésiologie. Le projet sera échelonné sur une année et permettra d’intégrer un bon nombre de participants provenant des deux cliniques (40 patients de chacune des cliniques, pour un total de 80). Ces derniers bénéficieront du programme interdisciplinaire de leur clinique respective et d’un suivi en kinésiologie. L’intervention en kinésiologie sera personnalisée, fondée sur les meilleures pratiques et durera 12 semaines. Elle inclura également des méthodes d’entrainement novatrices et adaptées aux besoins et aux capacités spécifiques de chaque individu.
Des évaluations seront effectuées au début et à la fin du programme de 12 semaines, tant pour le groupe intervention que pour le groupe témoin, afin de mesurer les effets spécifiques de l’ajout d’une intervention en kinésiologie. Les paramètres analysés seront :
Marqueurs métaboliques : bilan lipidique, glycémie et insulinémie, marqueurs inflammatoires, enzymes hépatiques et niveaux de stéatose hépatique
Données anthropométriques : poids, circonférence de la taille et composition corporelle (mesurée par iDXA)
Condition physique : habiletés motrices et capacité cardiorespiratoire
Questionnaires : anxiété, estime de soi, détresse psychologique, qualité de vie, motivation autodéterminée à l’activité physique, comportements sédentaires et compétence perçue à l’activité physique
Suzy Ngomo
Il est désormais bien établi que, même après la guérison d’une blessure, la douleur peut continuer d’être produite et entretenue par le cerveau. C’est la neuromatrice cérébrale, un réseau de neurones qui est responsable de cet encodage, de la modulation et de la persistance de la douleur, indépendamment de toute lésion active. L’exemple type en est la douleur du membre fantôme : alors que le membre est amputé, la douleur persiste, entretenue par les circuits cérébraux qui continuent de produire l’information de douleur. L’algorithme Piq quantifie l’intensité de la douleur, exprimée en pourcentage, directement à partir des signaux de l’activité cérébrale, enregistrés par l’électroencéphalogramme (EEG). Cette approche novatrice permet d’objectiver l’expérience douloureuse sans recourir à l’observation du comportement ni à l’autoévaluation, qui demeurent aujourd’hui les méthodes les plus utilisées dont la fiabilité est étroitement liée aux capacités neurocognitifs de la personne vivant avec la douleur.
Yann Zoldan et Émilie Hudon
Le projet de recherche comporte cinq phases qui dont le but est de sensibiliser la communauté étudiante de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sur leur rôle concernant la santé procréative inclusive, dont l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Les objectifs sont :
1 – D’identifier les différentes approches professionnelles à l’égard de la prise de décision d’IVG ou de procréation (phase 1)
2 – D’identifier les différentes approches formatives auprès des personnes étudiantes issues de différentes disciplines (phase 2)
3 – D’identifier le rôle de la personne professionnel de la santé avec les personnes en contextes de vulnérabilité concernant la prise de décision reliée à l’IVG ou à la procréation (phase 3)
4 – Élaborer une phase pilote de formation pour la communauté étudiante sur le rôle de la personne professionnelle de la santé (phase 4)
5 – Élaborer une formation pour la communauté étudiante sur le rôle de la personne professionnelle de la santé (phase 5)
Phase 1 : Une recension de type examen de la portée sera réalisée selon la méthode d’ Arksey and O’Malley (2005), complétée par Levac et al. (2010) sera réalisé sur les différentes approches professionnelles à l’égard de la prise de décision d’ IVG ou de procréation. Cette phase fera l’objet d’un article scientifique et permettra d’identifier les différentes approches utilisées actuellement, leurs forces et leurs faiblesses. Cette phase viendra guider la phase 3 du projet.
Phase 2 : Une recension de type examen de la portée sera réalisée selon la méthode d’ Arksey and O’Malley (2005), complété par Levac et al. (2010) concernant les pratiques formatives pour les personnes étudiantes en sciences de la santé, ainsi qu’en sciences humaines sociales. Cette phase fera l’objet d’un article scientifique et permettra d’identifier une stratégie de formation qui soit adaptée pour l’ensemble de ces personnes étudiantes provenant de deux départements différents. Cette phase viendra guider les phases 4 et 5 du projet.
Phase 3 : Une phase exploratoire via des quatre groupes de discussion composés de huit personnes (n=32), deux auprès des personnes professionnelles de la santé issues de diverses disciplines dont en travaille social, en psychologie, en sciences infirmières, etc., puis deux auprès de personnes en âge de procréer et ayant des contextes diversifiés de vulnérabilité (p. ex. difficulté financière, sociale, cognitive ou physique). Les groupes de discussion seront enregistrés, d’environ 1h00 et menés par deux personnes assistantes de recherche. Le guide d’entretien sera sous forme d’entonnoir selon les principes de Morgan (2018), dont une personne assistante sera l’animateur, et l’autre l’observateur. Les entretiens des groupes de discussion seront transcrits via logiciel d’Amberscript. L’analyse des données sera réalisée selon la méthode de Miles et al. (2014). Cette phase permettra d’identifier le contenu à l’élaboration d’une formation pour les personnes étudiantes en sciences de la santé, ainsi qu’en sciences humaines sociales (phases 4 et 5).
Phase 4 : Une phase pilote aura lieu avec un groupe de 15 personnes issues de la communauté étudiante provenant de différentes disciplines afin de déterminer si la formation développée permet de répondre aux besoins de la communauté étudiante et permet d’acquérir les connaissances requises à l’accompagnement dans la prise de décision d’IVG ou de procréation chez les femmes en âge de procréer. Cette formation permettra d’approfondir les connaissances sur les thématiques entourant les IVG et la procréation, sur le prise de décision de partagée, sur les enjeux reliés à la considération d’IVG ou non (p. ex. le deuil, le droit des personnes, les conséquences, etc.), la stigmatisation de la société face aux femmes en âge de procréer et les différents rôles des personnes professionnelles de la santé, incluant kinésiologue, psychologue, infirmier·e, physiothérapeute, et travailleur·euse social·e. Cette phase permettra de peaufiner la formation finale qui sera déployée, soit la phase 5. La formation sera évaluée à l’aide d’un questionnaire Knowlege, Attitudes, and Practices (KAP) (Ayano et al., 2017) et d’un groupe de discussion.
Phase 5 : Finalement, la formation sera déployée à l’ensemble des personnes étudiantes en sciences de la santé, ainsi qu’en sciences humaines sociales de l’UQAC afin de les sensibiliser sur ces enjeux. Les phases 3, 4 et 5 feront l’objet d’un article scientifique.
Louis-David Beaulieu
L’objectif principal est de bâtir une infrastructure de calibre international en neurophysiologie et biomécanique humaine : la plateforme SENSe. La Plateforme SENSe proposée est constituée d’une unité neurophysiologique incluant des équipements permettant d’étudier les mécanismes qui sous-tendent les fonctions somatosensorielles et motrices et d’une unité biomécanique pour la mesure précise de paramètres cinétiques (forces) et cinématiques (mouvements) lors de gestes moteurs.
Ces équipements à la fine pointe pourront être utilisés conjointement via une puissante unité d’acquisition/synchronisation.
Rubens A. Da Silva
Un des objectifs de ce projet de recherche est d'implanter une nouvelle approche clinique en réadaptation incluant les activités en plein air et nature pour la prévention de chutes chez les personnes âgées en région du Saguenay-Lac-Sean-Jean (SLSJ). Ce projet de l'UQAC est en partenariat avec les services gériatriques spécialisés du CIUSSS-SLSJ, et en collaboration avec les organismes Sercovie inc., Parkinson Québec, Parkinson Saguenay, Direction régionale de santé publique du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, et les services de gériatrie du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, ainsi qu'avec le programme en intervention plein air de l'UQAC . En effet, pour justifier l'innovation sociale, en plus d'utiliser les méthodes évaluation robustes pour quantifier de manière objective l'équilibre postural et la marche, nous allons travailler en parallèle avec une proposition d'activités en plein air et nature et de programmes d'exercices déjà existants au Québec et recommandés par nos partenariats tels que MOVE50+14 et Le Go pour bouger et le programme innovateur développé en Nouvelle Zélande nommé OTAGO, ce dernier conçu spécifiquement pour la prévention de chutes et déjà validé à La Baie. Chaque programme d'exercices a ses avantages pour la santé des personnes âgées, à titre d'exemple, juste le programme OTAGO, quant-à-lui, permet de réduire les chutes de près de 35% à l'intérieur d'un an. Pour bonifier davantage l'action bénéfique des exercices, nous espérons que les activités en plein air et en nature pour la 1er fois en région, qui seront prescrites dans ce projet, permettront également des effets positifs et surtout complémentaires incluant la santé mentale et l'état de bien-être des personnes âgées avec des troubles neuromusculosquelettiques. Ce projet de recherche a également pour mission de placer le patient au centre du projet en tant que coparticipant aux décisions, aux défis et aux solutions, surtout lors de l'application du programme d'exercices et des activités en plein air et nature. La collaboration avec l'Association de Parkinson Québec et du Saguenay permettront ainsi la participation active des patients dans le projet. Ainsi, l’objectif principal est déterminer la faisabilité et l'applicabilité d'un programme d'exercices en région incluant les activités en plein air et en nature chez une clientèle âgée avec des troubles neuromusculosquelettiques afin d'améliorer leur capacité fonctionnelle et leur état de bien-être et de leur satisfaction avec la vie, en plus de prévenir les chutes. L'innovation passe surtout à l'extérieur, sorties des murs, pour optimiser une intervention juste et saine en plein air proche de la nature. Une première activité pour la région en réadaptation gériatrie.
Département des sciences économiques et administratives
Myriam Ertz
Ce projet structurant vise à concilier numérisation et soutenabilité des PME régionales (au SLSJ), et ultimement québécoises, par un projet fondamental consistant à développer une plateforme du numérique responsable. Ainsi, l’objectif global est d’accélérer la transition numérique responsable des PME régionales puis québécoises, et l’objectif spécifique est plus circonscrit puisqu’il s’agira de développer une plateforme fédératrice de soutien et d’accompagnement aux PME pour favoriser leurs pratiques de numérique responsable. Cette plateforme intégrera une mesure d’empreinte socio-environnementale du système d’information organisationnel, c’est-à-dire de l’ensemble des technologies numériques d’une organisation.
Myriam Ertz
L’objectif global de la recherche est de développer un cadre intégrateur arrimant les efforts de transformation numérique et de gestion durable des PME en régions éloignées des grands centres urbains tous secteurs confondus (ci-après, « PME » tout court).
Les objectifs plus spécifiques du projet sont les suivants :
1) Identifier les niveaux de maturité numérique des PME;
2) Déterminer les pratiques (a) de gestion durable et (b) de numérique responsable, qu’adoptent communément les PME en fonction de leur niveau de maturité numérique;
3) Développer un cadre de maturité en responsabilité numérique adapté aux PME.
Le devis de recherche prévu s’articule en trois phases et s’appuie sur une méthodologie mixte en recherche-action, qui permettra de concevoir un cadre intégrateur de la responsabilité numérique selon une approche conceptuelle d’industrie 5.0 ainsi qu’un outil d’autoaudit de maturité en responsabilité numérique 5.0, le tout spécifiquement adapté aux PME. Pour l’heure, la portée du projet demeure régionale et provinciale, mais cette étude inédite – même sur le plan international – aura des répercussions sur les développements théoriques et pratiques mondiaux.
Salmata Ouedraogo
Ce projet s’inscrit dans une perspective de recherche qualitative approfondie visant à documenter de manière fine et contextuelle les effets des Programmes d'alimentation scolaire (PAS) sur les jeunes du Saguenay–Lac-Saint-Jean sur le développement de la littératie alimentaire chez les jeunes. Dans une région marquée par des inégalités sociales et des enjeux de sécurité alimentaire persistants, il est essentiel d’explorer non seulement les résultats tangibles des PAS, mais aussi les dynamiques, pratiques et représentations qui les façonnent au quotidien. L’originalité du projet réside dans l’intégration d’un volet ethnographique immersif, qui consiste à s’immerger dans les milieux scolaires pour observer, sur une période prolongée, les environnements physiques, sociaux et culturels dans lesquels se déploient les PAS. Cette démarche permet d’analyser les pratiques dans leur complexité, de capter les interactions entre les différents acteurs (enseignants, intervenants, personnel de soutien), et de comprendre comment les normes, les ressources et les valeurs locales influencent la mise en oeuvre des PAS.
Département d'informatique et de mathématique
Sébastien Gaboury
À moyen et long terme, ce projet prévoit le développement et l’évaluation d’une solution technologique complète et interactive d’assistance à domicile pour les personnes atteintes de dystrophie myotonique de type 1 (DM1). Cette solution inclura un écosystème modulaire combinant des capteurs portables (montre connectée, spiromètre, microphone), une tablette de guidage et un ordinateur portable performant dédié à l’analyse locale des données. L’objectif est de permettre une collecte automatisée, continue et en milieu naturel de données multimodales – incluant l’activité physique, le sommeil, la respiration, la déglutition, la voix et la parole – tout en guidant les patients dans la réalisation autonome de tests cliniques standardisés et de programmes d’exercices personnalisés. Grâce à l’intégration d’algorithmes avancés d’intelligence artificielle, les données captées (audio, vidéo, questionnaires, etc.) seront analysées localement pour extraire de nouveaux biomarqueurs numériques, évaluer la progression de la maladie et offrir des rétroactions pertinentes au patient, tout en respectant les plus hauts standards de confidentialité et de sécurité des données. À terme, cette infrastructure ne servira pas seulement à mieux préparer les patients aux essais cliniques, mais constituera un élément central et continu de ces essais, en permettant une collecte de données riche et contextualisée tout au long de leur durée. Elle contribuera ainsi à réduire les biais liés aux évaluations ponctuelles en clinique et à mieux capturer la variabilité quotidienne des manifestations de la DM1. Elle permettra également le développement d’un indice de réponse multidimensionnel, tel que proposé par Tandon et al. (2021), intégrant les manifestations hétérogènes de la maladie tout en assurant la rigueur et la puissance statistique requises pour les études cliniques.
Vice-rectorats
Étienne Hébert
Le Programme de chaires de leadership en enseignement lancé par l’UQAC en octobre 2024 vise à reconnaître, soutenir et structurer des initiatives pédagogiques novatrices et stratégiques. Les éléments clés de ce programme sont les suivants :
Objectifs du programme
• Promouvoir des pratiques d’enseignement et d’apprentissage transversales et innovantes;
• Valoriser les compétences exceptionnelles du personnel enseignant;
• Offrir un tremplin à des projets structurants répondant aux besoins des programmes, des communautés et des priorités institutionnelles;
• Favoriser un milieu d’excellence en matière de formation et de réussite étudiante;
• Soutenir la relève professorale dans les axes stratégiques de développement de l’UQAC.
Marie-Karlynn Laflamme
Le projet consiste à offrir un service de navette à raison de deux allers-retours quotidiens. Il vise à favoriser l'accessibilité aux études supérieures pour les étudiantes et étudiants du Lac-Saint-Jean. Le service de navette s'inscrit dans une série de mesures offertes à la communauté étudiante pour améliorer l'accessibilité aux études supérieures et diminuer les coûts d'un parcours universitaire le plus possible, tout en misant sur une approche de développement durable.

